Cuir chevelu et longueurs : pourquoi n’ont-ils pas les mêmes besoins ?

Cuir chevelu et longueurs : pourquoi n’ont-ils pas les mêmes besoins ?

Fabrice Turco

Nous parlons souvent de nos « cheveux » comme s’ils constituaient un ensemble parfaitement homogène.

Pourtant, une routine capillaire concerne deux territoires très différents.

Le cuir chevelu.

Et les longueurs.

L’un est une peau vivante.

Les autres sont constituées de fibres kératinisées.

Cette différence fondamentale explique pourquoi leurs besoins ne sont pas nécessairement les mêmes.

Et pourquoi une routine réellement adaptée commence par apprendre à les distinguer.

Le cuir chevelu est avant tout une peau

Sous les cheveux se trouve une zone que l’on observe finalement assez peu.

Le cuir chevelu.

Comme la peau du visage ou du corps, il possède une barrière protectrice et des glandes sébacées.

Celles-ci produisent naturellement du sébum.

Ce film lipidique participe à la protection de la peau et contribue également à lubrifier les cheveux à proximité des racines.

Mais le cuir chevelu est aussi exposé à la transpiration.

  • Aux cellules mortes.
  • Aux poussières.
  • À la pollution.
  • Aux résidus de produits coiffants.

Le rôle premier du shampoing est donc de nettoyer le cuir chevelu et d’éliminer ces accumulations avec justesse.

Les longueurs sont une matière différente

La partie visible du cheveu n’est pas une peau.

C’est une fibre constituée principalement de kératine.

Une fois sortie du follicule, cette fibre ne se régénère pas biologiquement comme le ferait la peau.

Elle conserve en quelque sorte la mémoire de ce qu’elle traverse.

  • Les frottements.
  • Le brossage.
  • La chaleur.
  • Les colorations.
  • Le soleil.
  • Les appareils coiffants.
  • Et simplement le temps.
  • Plus on s’éloigne de la racine, plus le cheveu est ancien.

C’est l’une des raisons pour lesquelles les pointes sont souvent plus sèches ou plus fragiles que les premiers centimètres de la chevelure.

Comment peut-on avoir les racines grasses et les pointes sèches ?

Cette situation est extrêmement fréquente.

Et elle n’a rien de contradictoire.

Le sébum est produit au niveau du cuir chevelu.

Les racines peuvent donc devenir grasses relativement rapidement.

Pendant ce temps, les longueurs — particulièrement lorsqu’elles sont importantes — peuvent rester sèches.

Le sébum ne se répartit pas nécessairement uniformément jusqu’aux pointes.

La forme du cheveu joue également un rôle.

Sur une chevelure bouclée ou très ondulée, par exemple, le sébum peut circuler moins facilement le long de la fibre que sur un cheveu très droit.

On peut donc parfaitement avoir besoin de nettoyer régulièrement ses racines tout en prenant davantage soin de ses longueurs.

C’est précisément pourquoi une routine unique appliquée indistinctement partout n’est pas toujours la meilleure solution.

Où faut-il réellement appliquer son shampoing ?

Principalement sur le cuir chevelu.

C’est là que se concentrent le sébum, la transpiration et une grande partie des impuretés que l’on souhaite éliminer.

Une petite quantité de shampoing correctement répartie suffit généralement.

  • On masse délicatement avec la pulpe des doigts.
  • Sans griffer.
  • Sans friction excessive.

Les longueurs n’ont pas nécessairement besoin d’être frottées.

Lorsque l’on rince, la mousse et les agents nettoyants glissent naturellement le long de la fibre et participent à son nettoyage.

Ce geste simple permet d’éviter de solliciter inutilement les parties les plus anciennes du cheveu.

Et les soins ?

La logique peut presque s’inverser.

Les soins destinés à apporter davantage de douceur, de souplesse ou de confort à la fibre sont généralement concentrés sur les longueurs et les pointes.

  • La quantité doit néanmoins être adaptée à la nature du cheveu.
  • Une fibre fine peut être rapidement alourdie par une texture trop riche ou utilisée en excès.
  • Une fibre plus épaisse ou très sèche pourra parfois rechercher davantage de matière.
  • Là encore, il n’existe pas une quantité universelle.
  • Il faut observer.

Le cuir chevelu ne détermine pas tout

Une autre distinction est importante.

Deux personnes peuvent avoir un cuir chevelu relativement similaire mais des longueurs totalement différentes.

  • Fines.
  • Épaisses.
  • Raides.
  • Ondulées.
  • Bouclées.
  • Naturelles.
  • Colorées.
  • Longues ou courtes.

Le choix d’une routine doit donc considérer simultanément l’état du cuir chevelu et celui de la fibre.

C’est ce qui rend le diagnostic capillaire plus intéressant qu’une simple classification « cheveux secs » ou « cheveux gras ».

Une même personne peut avoir plusieurs besoins

C’est également la raison pour laquelle les besoins d’une chevelure peuvent évoluer.

  • Après une coloration.
  • Pendant une période de forte chaleur.
  • Lorsque les cheveux deviennent plus longs.
  • Lorsque l’on utilise davantage d’appareils chauffants.
  • Ou simplement lorsque les habitudes changent.
  • Il ne faut donc pas considérer une routine comme quelque chose de figé.
  • Observer régulièrement son cuir chevelu et ses longueurs permet de l’ajuster.

La philosophie capillaire SHAYKO

Cette distinction entre cuir chevelu et fibre fait partie de la réflexion qui accompagne nos soins capillaires.

Avec MAÎTRISE, MATIÈRE et LUMIÈRE, nous avons développé trois formules nettoyantes équilibrées autour de besoins différents de la chevelure.

MAÎTRISE accompagne une fibre en recherche de davantage de souplesse et de discipline.

MATIÈRE s’adresse aux cheveux qui recherchent davantage de corps.

LUMIÈRE accompagne la douceur et l’éclat de la fibre.

Mais quelle que soit la formule choisie, le principe reste le même.

Nettoyer le cuir chevelu avec justesse.

Respecter les longueurs.

Et ne jamais oublier que ces deux territoires appartiennent à la même chevelure sans pour autant avoir exactement les mêmes besoins.

Une routine plus précise commence par cette distinction

Avant de chercher davantage de produits, il est souvent utile de commencer par quelques questions simples.

  • À quelle vitesse mes racines deviennent-elles grasses ?
  • Mon cuir chevelu est-il confortable après le lavage ?
  • Mes longueurs sont-elles souples ?
  • Mes pointes semblent-elles plus sèches ?
  • Mes cheveux sont-ils facilement alourdis ?
  • Ai-je recours régulièrement à la chaleur ou aux colorations ?
  • Les réponses permettent progressivement de construire une routine beaucoup plus personnelle.

Et souvent plus simple.

Chez SHAYKO, nous croyons que la précision commence précisément ici.

Ne pas traiter toute la chevelure de la même manière.

  • Comprendre ce que l’on nettoie.
  • Comprendre ce que l’on souhaite préserver.
  • Et apporter le soin là où il est réellement nécessaire.

Parce qu’un rituel juste ne consiste pas à multiplier les gestes.

Il consiste à savoir où, pourquoi et comment les accomplir.

« Comprendre sa chevelure commence par distinguer deux territoires : la peau qui donne naissance au cheveu et la fibre qui en raconte l’histoire. »

SHAYKO Grasse
Quand le soin devient une signature.