Nettoyer.
Puis nettoyer encore.
Le double nettoyage s’est progressivement installé dans les routines de soin occidentales jusqu’à devenir, pour certains, une étape presque incontournable.
Le principe paraît simple : un premier produit retire principalement maquillage, filtres solaires et corps gras ; un second complète le nettoyage de la peau.
Mais deux nettoyages sont-ils réellement meilleurs qu’un seul ?
Pas nécessairement.
Car lorsqu’il s’agit de nettoyer la peau, davantage ne signifie pas toujours mieux.
Qu’appelle-t-on exactement double nettoyage ?
Le double nettoyage consiste à effectuer deux étapes successives.
La première utilise généralement un produit possédant une affinité particulière avec les matières grasses : huile démaquillante, baume ou autre formule conçue pour dissoudre le maquillage, le sébum et certains produits résistants.
La seconde repose généralement sur un nettoyant aqueux destiné à compléter le nettoyage.
L’idée repose sur une logique simple :
retirer d’abord, nettoyer ensuite.
Mais cette distinction n’implique pas que chaque visage ait besoin de deux produits chaque soir.
Pourquoi utiliser une huile en première étape ?
Le maquillage, le sébum et de nombreux produits solaires contiennent des composants lipophiles, c’est-à-dire possédant une affinité avec les corps gras.
Une huile démaquillante peut alors être particulièrement intéressante.
Elle permet de travailler le produit sur la peau et de dissoudre progressivement certaines matières présentes à sa surface.
Lorsqu’elle est correctement formulée pour cet usage, elle peut ensuite s’émulsionner au contact de l’eau et être rincée.
Le geste peut ainsi être efficace sans nécessiter de frotter excessivement.
C’est précisément la fonction que nous attribuons à CLARTÉ, notre Huile Démaquillante.
Le but n’est pas de décaper.
Il est de dissoudre avec précision ce qui doit être retiré.
Pourquoi effectuer ensuite un deuxième nettoyage ?
Après le démaquillage, certaines personnes apprécient la sensation d’un second nettoyage.
Il peut permettre d’éliminer les derniers résidus présents à la surface de la peau.
Cette étape peut notamment être intéressante après :
un maquillage important,
l’utilisation de produits résistants,
certaines protections solaires,
une journée particulièrement chaude,
ou lorsque la peau a été exposée à un environnement chargé en particules et impuretés.
Mais ce deuxième geste doit rester mesuré.
Le visage n’a pas besoin d’être « décapé » pour être propre.
Une eau micellaire peut-elle participer au double nettoyage ?
Oui, selon la manière dont la routine est construite.
Les eaux micellaires utilisent des agents tensioactifs organisés notamment en structures appelées micelles.
Elles permettent de capter différentes impuretés présentes à la surface de la peau.
Elles sont particulièrement pratiques pour un nettoyage rapide, pour retirer certaines traces de maquillage ou lorsque l’utilisation d’une huile n’est pas souhaitée.
Chez SHAYKO, PURETÉ appartient à cette logique de nettoyage doux et précis.
Mais CLARTÉ et PURETÉ ne sont pas deux étapes obligatoires d’une même routine.
Elles offrent deux gestes différents.
Et c’est une distinction importante.
Faut-il obligatoirement utiliser CLARTÉ puis PURETÉ ?
Non.
Une collection ne doit jamais devenir un protocole imposé.
Si une personne porte un maquillage important ou souhaite réaliser un nettoyage plus complet le soir, elle peut apprécier une première étape avec CLARTÉ, suivie d’un nettoyage adapté.
Mais une personne peu maquillée ou dont la peau demande une routine particulièrement simple pourra préférer PURETÉ seule selon son besoin et son mode d’utilisation.
L’objectif n’est pas d’utiliser davantage de produits SHAYKO.
L’objectif est d’utiliser le produit juste au moment juste.
Cette différence est fondamentale dans notre conception du soin.
Peut-on trop nettoyer sa peau ?
Oui.
- La surface de la peau n’est pas une matière inerte que l’on pourrait nettoyer indéfiniment sans conséquence.
- Elle possède notamment une barrière cutanée complexe composée de cellules et de lipides.
Des nettoyages trop fréquents, trop agressifs ou utilisant des produits mal adaptés peuvent contribuer à perturber cet équilibre.
La peau peut alors devenir inconfortable.
- Elle peut tirailler.
- Présenter des rougeurs.
- Ou donner cette sensation caractéristique de peau excessivement « propre », presque crissante.
Cette sensation n’est pas nécessairement le signe d’un nettoyage réussi.
Elle peut au contraire indiquer que le geste a été trop agressif.
Une peau qui tiraille après le nettoyage est-elle vraiment propre ?
Elle est peut-être propre.
Mais cela ne signifie pas que le nettoyage lui convient.
Nous avons longtemps associé la sensation de peau parfaitement dégraissée à l’efficacité.
Or une peau saine conserve naturellement des lipides à sa surface.
Le but du nettoyage n’est donc pas d’éliminer toute trace de matière grasse.
Il consiste à retirer ce qui doit l’être tout en respectant autant que possible l’équilibre cutané.
Une peau confortable après le nettoyage n’est pas une peau insuffisamment nettoyée.
Elle peut simplement être une peau mieux respectée.
Le double nettoyage convient-il aux peaux grasses ?
Il peut convenir à certaines.
Mais une peau grasse ne doit pas automatiquement être nettoyée davantage.
La quantité de sébum produite par la peau ne justifie pas à elle seule la multiplication des nettoyages.
Des gestes trop agressifs peuvent créer inconfort et déséquilibre sans résoudre la cause de la production de sébum.
La peau grasse mérite donc la même précision qu’une peau sèche.
Nettoyer suffisamment, sans chercher à la décaper.
Et pour une peau sèche ou sensible ?
La prudence est encore plus importante.
Une peau sèche présente souvent une disponibilité lipidique plus faible à sa surface.
Multiplier les nettoyages peut alors accentuer les sensations de tiraillement si les produits ou leur fréquence ne sont pas adaptés.
Pour certaines peaux, un seul nettoyage doux le soir peut être parfaitement suffisant.
Le double nettoyage ne constitue pas un niveau supérieur de sophistication.
C’est simplement une technique disponible lorsque la situation la justifie.
Faut-il double nettoyer son visage le matin ?
Dans la majorité des routines, il existe rarement une raison de réaliser un double nettoyage au réveil.
Pendant la nuit, le visage n’a généralement accumulé ni maquillage ni filtres solaires à éliminer.
Selon la peau, les habitudes et les produits utilisés la veille, un nettoyage très doux peut suffire.
Certaines personnes préfèrent même simplement rincer leur visage.
Encore une fois, il n’existe pas de protocole universel.
Observer la peau reste plus pertinent que suivre mécaniquement une tendance.
Et le soir ?
C’est principalement le soir que le double nettoyage peut avoir du sens.
La peau a alors été exposée pendant plusieurs heures :
- au sébum,
- à la transpiration,
- aux produits cosmétiques,
- aux filtres solaires,
- au maquillage,
- et aux particules de l’environnement.
Mais même dans cette situation, la nécessité d’une deuxième étape dépend de ce qui a réellement été appliqué sur le visage.
Une journée sans maquillage n’appelle pas nécessairement le même rituel qu’une soirée avec fond de teint, mascara et produits longue tenue.
La routine devrait pouvoir changer avec la journée.
Faut-il utiliser beaucoup de produit ?
Non.
- La quantité ne garantit pas la qualité du nettoyage.
- Ce qui compte davantage est la manière dont le produit est utilisé.
Avec une huile démaquillante, prendre le temps de masser doucement permet au produit de se répartir correctement.
- Le mouvement doit rester délicat.
- Il n’est pas nécessaire de tirer la peau.
- Ni de frotter rapidement.
- Autour des yeux, cette attention devient encore plus importante.
- Le démaquillage devrait être un geste de dissolution.
Pas un geste de friction.
Pourquoi le temps du geste compte-t-il autant ?
Parce qu’un produit cosmétique a besoin d’être utilisé conformément à sa fonction.
Appliquer une huile puis la retirer immédiatement ne permet pas nécessairement d’exploiter pleinement son intérêt sensoriel et nettoyant.
- Quelques mouvements doux suffisent généralement.
- Le maquillage commence à se dissoudre.
- Les matières se mélangent.
- Puis vient le rinçage ou le retrait selon les instructions du produit.
- Cette lenteur change complètement la relation au nettoyage.
- On ne cherche plus à enlever rapidement.
- On laisse le produit faire son travail.
Le coton est-il toujours nécessaire ?
Non.
Cela dépend du produit utilisé.
Certaines eaux micellaires sont traditionnellement utilisées avec un coton ou un support réutilisable adapté.
Une huile démaquillante peut quant à elle être travaillée directement avec les mains.
Le plus important est d’éviter les passages répétés et vigoureux.
Car la friction mécanique constitue elle aussi une forme d’agression lorsqu’elle devient excessive.
La douceur ne dépend donc pas uniquement de la formule.
Elle dépend également du geste.
Le double nettoyage rend-il les soins suivants plus efficaces ?
Une peau correctement nettoyée constitue naturellement une bonne base pour la suite de la routine.
Mais affirmer que deux nettoyages rendront systématiquement un sérum ou une crème plus efficace serait excessif.
Le véritable objectif est beaucoup plus simple :
ne pas laisser sur la peau des matières que l’on souhaite retirer avant d’appliquer les soins suivants.
Une fois cette fonction accomplie, continuer à nettoyer n’apporte pas nécessairement davantage.
Il existe un moment où la peau est simplement…
propre.
Chez SHAYKO, nettoyer signifie préparer
Le nettoyage constitue le premier geste de notre univers Visage.
Mais « premier » ne signifie pas secondaire.
Il conditionne la relation avec tout ce qui suit.
CLARTÉ accompagne le démaquillage par l’affinité de sa texture huileuse avec les matières à retirer.
PURETÉ propose une autre approche du nettoyage grâce à une texture aqueuse.
Ces deux produits peuvent se rencontrer dans certaines routines.
Mais ils peuvent également vivre séparément.
Nous ne voulons pas créer une succession obligatoire d’étapes.
Nous voulons créer un vocabulaire de gestes.
À chacun ensuite de composer la phrase dont sa peau a besoin.
La meilleure routine est parfois celle qui sait s’arrêter
Le double nettoyage illustre parfaitement une idée qui traverse toute notre conception du soin.
Une méthode peut être excellente.
- Sans être nécessaire pour tout le monde.
- Une étape peut être utile.
- Sans devoir devenir quotidienne.
- Un produit peut être remarquable.
- Sans avoir besoin d’être systématiquement associé à un autre.
La précision commence lorsque nous cessons de demander :
« combien d’étapes faut-il faire ? »
et que nous commençons à demander :
« qu’est-ce que ma peau a réellement besoin que je retire aujourd’hui ? »
- Car nettoyer la peau n’est pas chercher à la rendre parfaitement vierge.
- C’est lui permettre de retrouver son équilibre.
- Sans excès.
- Sans accumulation.
- Sans violence.
Et peut-être est-ce là la forme la plus moderne du soin :
savoir accomplir le geste nécessaire — puis savoir s’arrêter.
« Une peau parfaitement nettoyée n’est pas une peau débarrassée de tout. C’est une peau débarrassée uniquement de ce qui devait l’être. »
SHAYKO Grasse
Quand le soin devient une signature.
