La peau du corps a-t-elle les mêmes besoins que celle du visage ?

La peau du corps a-t-elle les mêmes besoins que celle du visage ?

Fabrice Turco

Le visage reçoit toute notre attention.

Nous observons sa texture.

  • Son hydratation.
  • Ses imperfections.
  • Ses rides.
  • Son éclat.
  • Nous choisissons parfois plusieurs soins pour lui.

Et quelques centimètres plus bas, la logique change complètement.

  • Le corps reçoit souvent ce qui reste.
  • Une crème lorsque la peau tiraille.
  • Un lait après la douche.
  • Un soin lorsque l’hiver arrive.

Comme si la peau du visage et celle du corps appartenaient à deux univers totalement différents.

Pourtant, biologiquement, elles partagent les mêmes grandes structures.

Alors pourquoi ne se comportent-elles pas exactement de la même manière ?

La peau du corps est-elle différente de celle du visage ?

Oui et non.

La peau possède partout une organisation générale comparable :

l’épiderme,

le derme,

puis les tissus sous-cutanés.

Elle remplit également des fonctions fondamentales communes : protection, limitation des pertes en eau, perception sensorielle et participation à différents mécanismes physiologiques.

  • Mais cette architecture varie considérablement selon les zones.
  • L’épaisseur de la peau n’est pas identique partout.
  • La densité des glandes sébacées non plus.
  • Le nombre de follicules pileux varie.
  • L’exposition à l’environnement change.
  • Les frottements sont différents.
  • La peau n’est donc pas une enveloppe parfaitement uniforme.

Elle constitue un territoire composé de nombreuses zones aux caractéristiques particulières.

Pourquoi le visage produit-il généralement davantage de sébum ?

Le visage, particulièrement dans certaines régions comme le front, le nez et le menton, possède une concentration importante de glandes sébacées.

  • Ces glandes produisent le sébum.
  • Celui-ci participe au film présent à la surface de la peau.
  • Sur de nombreuses zones du corps, l’activité sébacée est moins importante.
  • C’est l’une des raisons pour lesquelles les jambes, les bras ou certaines parties du tronc peuvent présenter davantage de sécheresse ou d’inconfort.
  • La différence n’est donc pas uniquement une question de soin.

Elle est aussi anatomique et physiologique.

Pourquoi les jambes deviennent-elles facilement sèches ?

Les jambes, notamment les tibias, font partie des zones fréquemment concernées par la sécheresse.

  • La quantité de sébum y est relativement faible.
  • À cela peuvent s’ajouter :
  • les douches fréquentes,
  • l’eau très chaude,
  • le froid,
  • le chauffage,
  • les vêtements,
  • le rasage ou l’épilation,
  • et l’utilisation de produits nettoyants trop agressifs.
  • Progressivement, la peau peut perdre une partie de son confort.
  • Elle devient plus rêche.
  • Elle tiraille.
  • Parfois, de fines squames apparaissent.

Ce que nous appelons simplement « peau sèche » est donc souvent le résultat de plusieurs facteurs qui se superposent.

Les coudes et les genoux sont-ils encore différents ?

Oui.

  • Ces zones sont soumises à davantage de mouvements, de pressions et de frottements.
  • La couche cornée peut y être plus épaisse.
  • La surface peut alors sembler plus rugueuse.

C’est pourquoi un soin parfaitement adapté au décolleté ne répondra pas nécessairement de la même manière aux besoins d’un coude.

Encore une fois, parler de « peau du corps » comme d’une seule entité est une simplification.

Et les mains ?

Les mains constituent un territoire particulièrement intéressant.

Elles sont continuellement exposées.

  • Eau.
  • Savon.
  • Produits ménagers.
  • Froid.
  • Soleil.
  • Frottements.
  • Lavages répétés.
  • La peau de la paume possède également une architecture très différente de celle du dos de la main.

C’est pourquoi les mains peuvent nécessiter des gestes spécifiques.

Elles illustrent parfaitement une réalité :

la fréquence des agressions extérieures compte autant que la nature initiale de la peau.

La peau du corps peut-elle être déshydratée ?

Oui.

  • Comme celle du visage.
  • Il faut là encore distinguer sécheresse et déshydratation.
  • La sécheresse correspond principalement à une insuffisance lipidique.
  • La déshydratation concerne un manque d’eau dans les couches superficielles.
  • Les deux peuvent coexister.

Une peau corporelle peut donc manquer de lipides tout en ayant également du mal à maintenir correctement son hydratation.

C’est pourquoi les soins corporels associent souvent plusieurs familles d’ingrédients.

Pourquoi utilise-t-on des humectants dans les soins corps ?

Les humectants sont des substances capables d’attirer et de retenir l’eau dans la couche cornée.

La glycérine en est l’un des exemples les plus connus en cosmétique.

Elle peut participer au maintien de l’hydratation des couches superficielles de la peau.

Mais l’hydratation ne dépend pas uniquement de l’eau.

Il faut également limiter sa perte.

C’est là que les lipides et les émollients prennent toute leur importance.

Pourquoi les huiles végétales sont-elles intéressantes pour le corps ?

Les huiles apportent principalement des lipides.

Selon leur composition, elles contiennent différents acides gras et constituants liposolubles.

Dans une formule corporelle, elles participent notamment à la sensorialité, à la souplesse et au confort de la peau.

Elles peuvent également contribuer à limiter la perte en eau en renforçant le caractère émollient de la formule.

Mais comme nous l’avons déjà expliqué pour le visage :

une huile n’apporte pas directement de l’eau à la peau.

C’est pourquoi une émulsion corporelle peut être particulièrement intéressante.

Elle permet d’associer une phase aqueuse et une phase lipidique dans un même geste.

Lait, crème ou baume : quelle différence ?

Principalement la structure et la richesse de la formule.

Un lait corps possède généralement une texture plus fluide.

Il se répartit rapidement et convient particulièrement lorsque l’on souhaite habiller la peau peu de temps après l’application.

Une crème corps peut offrir davantage de présence et de confort.

Un baume adopte généralement une texture encore plus riche et enveloppante.

Mais ces mots ne constituent pas des normes absolues.

Deux laits peuvent avoir des comportements très différents.

Deux baumes également.

Il faut donc regarder la formulation dans son ensemble plutôt que le seul nom de la texture.

Faut-il hydrater son corps tous les jours ?

Pas nécessairement pour tout le monde.

  • Certaines peaux apprécient un soin quotidien.
  • D’autres n’en ressentent pas le besoin.
  • La fréquence dépend notamment de la sécheresse, de la saison, des habitudes de douche et du confort recherché.
  • Une peau très sèche pourra apprécier une application régulière.
  • Une autre pourra utiliser un lait uniquement quelques fois par semaine.

Le meilleur indicateur reste souvent très simple :

comment la peau se sent-elle ?

Quel est le meilleur moment pour appliquer un soin corps ?

Après la douche constitue souvent un moment particulièrement agréable.

La peau est propre.

  • Le rituel s’inscrit naturellement dans la continuité.
  • Appliquer le soin lorsque la peau est encore légèrement humide peut également modifier la sensation et faciliter la répartition de certaines textures.
  • Mais là encore, aucune horloge biologique n’impose un horaire précis.
  • Le meilleur moment est aussi celui où le geste peut devenir suffisamment naturel pour être répété.

Car un excellent produit qui reste fermé dans une salle de bain apporte moins qu’un soin simple réellement utilisé.

Pourquoi l’eau très chaude peut-elle accentuer l’inconfort ?

Une douche très chaude peut être extrêmement agréable.

Particulièrement en hiver.

Mais une exposition prolongée à une eau très chaude, associée aux agents nettoyants, peut contribuer à éliminer une partie des lipides présents à la surface de la peau.

Certaines personnes ressentent alors davantage de tiraillement après la douche.

La solution n’est pas nécessairement de prendre des douches froides.

Une température plus modérée et un nettoyage respectueux peuvent déjà faire une différence importante.

Faut-il nettoyer tout le corps avec la même intensité ?

Pas forcément.

Toutes les zones ne produisent pas la même quantité de transpiration, de sébum ou d’odeurs.

  • Et toutes ne nécessitent pas la même insistance.
  • Nous avons parfois transformé la douche en une opération de décapage uniforme.
  • Or la peau n’a pas besoin d’être frottée vigoureusement pour être propre.
  • La douceur du nettoyage influence directement le confort qui suit.

Pourquoi certaines peaux démangent-elles après la douche ?

Plusieurs raisons peuvent l’expliquer.

  • La sécheresse en fait partie.
  • L’eau très chaude.
  • Un produit nettoyant mal toléré.
  • Les frottements avec la serviette.
  • Ou simplement une barrière cutanée momentanément fragilisée.

Lorsque ces démangeaisons sont importantes, persistantes ou accompagnées de lésions, elles peuvent évidemment nécessiter un avis médical.

Mais dans une routine cosmétique classique, réduire les agressions inutiles constitue déjà un premier réflexe pertinent.

Le corps a-t-il besoin d’être exfolié ?

Parfois.

Mais certainement pas systématiquement.

Comme pour le visage, la peau du corps se renouvelle naturellement.

Une exfoliation peut aider à améliorer temporairement le toucher et l’apparence de certaines zones rugueuses.

Mais elle ne doit pas devenir une agression répétée.

Les coudes ou certaines zones plus épaisses ne nécessitent pas nécessairement la même approche que le décolleté.

Le corps lui aussi mérite une exfoliation de précision.

Pourquoi oublions-nous autant la peau du corps ?

Probablement parce que nous la regardons moins.

  • Le visage est continuellement visible.
  • Il communique.
  • Il exprime.
  • Nous l’observons chaque matin dans un miroir.
  • Le corps possède une relation plus intime.
  • Nous le couvrons.
  • Nous le découvrons.

Nous le touchons davantage que nous ne l’observons.

C’est peut-être pour cette raison que le soin corporel repose autant sur la sensorialité.

  • La texture.
  • Le massage.
  • Le parfum.
  • Le toucher laissé sur la peau.
  • Ici, le soin ne se regarde pas seulement.

Il se ressent.

Chez SHAYKO, le soin du corps commence précisément là

Nous ne voulions pas considérer le corps comme une extension secondaire du visage.

Il possède son propre langage.

VELOURS.

RÉGÉNÉRATION.

SOUPLESSE.

RÉCONFORT.

SATIN.

Ces noms ne décrivent pas seulement des produits.

Ils décrivent des sensations.

Parce que la relation avec la peau du corps passe beaucoup par le toucher.

Une peau que l’on souhaite plus souple.

Plus confortable.

Plus douce.

Plus satinée.

Le parfum participe lui aussi au rituel

Le soin corporel possède une particularité supplémentaire.

  • La surface d’application est beaucoup plus importante que sur le visage.
  • Le parfum prend alors une autre dimension.
  • Il accompagne le geste.
  • Il reste parfois discrètement sur la peau.
  • Il transforme l’application en expérience.

Chez SHAYKO Grasse, cette dimension possède évidemment une résonance particulière.

Parce que notre histoire est liée à Grasse.

Et que la sensorialité olfactive fait partie de notre manière de penser le soin.

Mais le parfum ne doit jamais masquer la fonction première.

Avant d’être parfumée, la peau doit être respectée.

Prendre soin du corps n’est pas reproduire le visage à plus grande échelle

Il serait inutile d’appliquer mécaniquement toutes les étapes d’une routine visage sur l’ensemble du corps.

  • Le corps demande souvent quelque chose de beaucoup plus simple.
  • Un nettoyage respectueux.
  • Une exfoliation occasionnelle si nécessaire.
  • Un soin apportant hydratation, lipides et confort selon les besoins.
  • Puis le plaisir du geste.
  • Cette simplicité n’est pas une forme inférieure de cosmétique.
  • Au contraire.

Elle oblige à sélectionner ce qui compte réellement.

Le soin du corps est peut-être le plus intime des soins

Nous prenons soin du visage parce qu’il est vu.

  • Le corps nous invite à une autre relation.
  • Un geste que personne ne regarde.
  • Une texture que nous seuls ressentons.
  • Une peau que l’on apprend à toucher autrement.

C’est peut-être ici que le soin retrouve sa dimension la plus personnelle.

Non plus corriger une image.

Mais créer une sensation.

Chez SHAYKO, nous croyons que le luxe commence aussi là.

  • Dans un geste discret.
  • Une matière.
  • Un parfum.
  • Quelques minutes.

Et cette impression presque imperceptible que la peau retrouve exactement ce dont elle avait besoin.

« Le visage se regarde. Le corps se ressent. Prendre soin de sa peau, c’est apprendre à écouter les deux. »

SHAYKO Grasse
Quand le soin devient une signature.