Certaines matières attirent immédiatement le regard.
Le nila en fait partie.
- Sa couleur.
- Son histoire.
- Son appartenance à des traditions de beauté anciennes.
Tout semble l’éloigner du shampoing tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Et pourtant, cette matière végétale trouve désormais sa place dans certains soins capillaires contemporains.
Pour comprendre pourquoi, il faut commencer par revenir à son origine.
Qu’est-ce que le nila ?
Le terme nila peut désigner, selon les traditions et les régions, différentes préparations végétales associées à une poudre naturellement colorée.
C’est précisément pourquoi il faut être prudent lorsque l’on parle de cet ingrédient.
Tous les produits commercialisés sous le nom de « poudre de nila » ne possèdent pas nécessairement la même origine botanique, la même méthode de préparation ni la même composition.
Dans un produit cosmétique formulé, ce qui importe donc n’est pas uniquement le nom traditionnel de la matière.
Il faut considérer son origine, sa qualité et la manière dont elle est intégrée à la formule.
Cette précision correspond pleinement à notre manière de regarder les ingrédients chez SHAYKO.
Une matière mérite d’être comprise avant d’être racontée.
Pourquoi le nila est-il associé aux cheveux ?
Le nila appartient à ces matières végétales utilisées traditionnellement dans certains rituels de beauté de la peau et des cheveux.
Son intérêt capillaire est notamment associé à l’accompagnement de l’apparence de la fibre et à la recherche d’une chevelure visuellement plus harmonieuse.
Mais il faut éviter une confusion fréquente.
Une matière utilisée traditionnellement ne devient pas automatiquement un actif capable de transformer biologiquement le cheveu.
Le cheveu visible est une fibre kératinisée.
Un soin cosmétique agit principalement sur son environnement et sa surface.
C’est donc dans cette logique qu’il faut comprendre l’utilisation contemporaine du nila.
La beauté du cheveu se joue aussi à sa surface
Nous l’avons déjà évoqué lorsque nous avons parlé des protéines de soie.
La surface du cheveu influence énormément son apparence.
Lorsqu’elle est relativement régulière, la lumière se réfléchit plus harmonieusement.
- Le cheveu paraît plus lumineux.
- Plus doux.
- Plus soigné.
Lorsqu’elle devient irrégulière sous l’effet des frottements, de la chaleur ou des différentes sollicitations quotidiennes, la chevelure peut perdre progressivement cette impression d’harmonie.
Les soins capillaires cherchent donc souvent à accompagner la fibre plutôt qu’à modifier sa nature.
Le nila s’inscrit dans cette culture du soin lorsqu’il est intégré à une formulation cohérente.
Le nila colore-t'il les cheveux ?
C’est une question importante compte tenu de l’univers coloré auquel cette matière est associée.
Il ne faut cependant pas confondre une poudre végétale utilisée dans certains rituels traditionnels avec une coloration capillaire formulée pour modifier durablement la couleur du cheveu.
Le comportement d’une matière dépend de sa nature exacte, de sa concentration, de son procédé de préparation et de l’ensemble de la formule.
La présence de nila dans un shampoing ne signifie donc pas automatiquement que celui-ci fonctionne comme une coloration.
Chez SHAYKO, nous préférons éviter ce type de raccourci.
Une matière possède une histoire.
La formulation détermine ensuite la fonction du produit.
Tradition et formulation ne sont pas opposées
C’est probablement ce qui nous intéresse le plus dans le nila.
Comme le shikakai ou l’ortie, cette matière nous rappelle que le soin capillaire n’est pas né avec l’industrie cosmétique moderne.
Pendant des générations, différentes cultures ont utilisé les matières disponibles dans leur environnement.
- Plantes.
- Huiles.
- Poudres.
- Argiles.
- Infusions.
Ces connaissances se sont transmises.
- Parfois empiriquement.
- Parfois culturellement.
La formulation contemporaine possède aujourd’hui d’autres outils.
Elle permet de sélectionner les matières.
De contrôler davantage leur utilisation.
De les associer.
Et de construire des produits répondant à des exigences précises de stabilité, d’usage et de sensorialité.
L’un ne doit pas effacer l’autre.
NILA : une matière ancienne, un geste nouveau
C’est dans cet esprit que s’inscrit notre shampoing solide NILA.
Nous avons conservé le nom de la matière.
Parce qu’il porte une histoire.
Mais nous lui avons donné une expression contemporaine.
Le shampoing solide transforme le rituel traditionnel en un geste différent.
- Compact.
- Simple.
- Mesuré.
La matière rencontre l’eau au moment de l’utilisation.
Le produit est prélevé progressivement.
Le cuir chevelu est massé.
Puis la chevelure est soigneusement rincée.
Le passé n’est pas reproduit.
Il est interprété.
Pourquoi ces matières ont-elles leur place chez SHAYKO ?
Parce que notre vision de la cosmétique ne consiste pas à opposer systématiquement nature et science.
Une plante ancienne n’est pas intéressante uniquement parce qu’elle est naturelle.
Une technologie récente n’est pas intéressante uniquement parce qu’elle est moderne.
Ce qui compte est la pertinence.
Comprendre pourquoi une matière existe dans la formule.
Comprendre ce qu’elle peut apporter.
Et surtout savoir ce que l’on ne doit pas lui faire promettre.
Cette dernière partie est essentielle.
Car la précision fait également partie du luxe.
Une autre manière de transmettre le soin
Avec NILA, SHIKAKAI et SOUFFLE, trois histoires végétales se rencontrent dans une même collection de shampoings solides.
Le shikakai nous conduit vers les traditions capillaires indiennes.
L’ortie de SOUFFLE nous ramène vers une plante familière de nos paysages et des préparations capillaires traditionnelles.
NILA ouvre encore un autre territoire.
- Trois matières.
- Trois histoires.
- Mais une même idée.
Le soin contemporain peut regarder vers l’avenir sans perdre la mémoire des gestes qui l’ont précédé.
C’est peut-être aussi cela, construire une Maison.
Ne pas simplement créer des produits.
Créer des liens.
Entre les matières et les gestes.
Entre les cultures et la formulation.
Entre ce que nous avons appris hier et ce que nous choisissons d’en faire aujourd’hui.
Parce qu’une matière devient réellement intéressante lorsque l’on ne se contente plus de connaître son nom.
On commence à comprendre son histoire.
« Une matière ancienne ne nous demande pas de reproduire le passé. Elle nous invite à comprendre ce qu’il peut encore transmettre au présent. »
SHAYKO Grasse
Quand le soin devient une signature.
