Ortie et cheveux : pourquoi cette plante revient-elle dans les soins capillaires ?

Ortie et cheveux : pourquoi cette plante revient-elle dans les soins capillaires ?

Fabrice Turco
  • Elle pousse au bord des chemins.
  • Dans les jardins.
  • Dans les campagnes.

Et sa réputation est souvent liée à la sensation laissée par ses feuilles lorsqu’on les touche.

L’ortie semble presque trop ordinaire pour appartenir à l’univers de la cosmétique.

Et pourtant.

Depuis longtemps, elle entre dans différentes préparations traditionnelles destinées aux cheveux et au cuir chevelu.

  • Décoctions.
  • Infusions.
  • Poudres végétales.
  • Macérations.

Aujourd’hui encore, elle apparaît dans de nombreuses formulations capillaires.

Pourquoi une plante aussi commune continue-t-elle à susciter autant d’intérêt ?

Une plante beaucoup plus complexe qu’elle n’en a l’air

L’ortie, notamment Urtica dioica, contient naturellement de nombreux constituants végétaux.

On y retrouve notamment des minéraux, des composés phénoliques, des flavonoïdes et différents éléments naturellement présents dans la plante.

Cette composition explique en partie l’intérêt historique porté à l’ortie.

Mais il faut immédiatement apporter une précision importante.

La composition d’une plante brute et celle d’un extrait cosmétique ne sont pas exactement la même chose.

Tout dépend de la partie de la plante utilisée.

  • De la méthode d’extraction.
  • De la concentration.
  • Et naturellement de la formulation finale.

C’est pourquoi, chez SHAYKO, nous préférons toujours regarder un ingrédient dans son contexte.

Pourquoi l’ortie est-elle associée aux cheveux gras ?

C’est probablement l’une des utilisations les plus connues de cette plante.

L’ortie est traditionnellement présente dans des préparations destinées aux cuirs chevelus ayant tendance à produire davantage de sébum.

Cette réputation explique pourquoi elle est souvent qualifiée de plante « purifiante ».

Mais il faut être précis avec ce terme.

Un shampoing ne doit pas chercher à supprimer totalement le sébum.

Le sébum possède une fonction naturelle.

Il participe notamment à la protection de la peau et contribue à la lubrification des premiers centimètres de la fibre.

L’objectif d’un lavage équilibré consiste donc plutôt à éliminer l’excès de sébum et les impuretés accumulées.

Pas à priver le cuir chevelu de tout son environnement lipidique.

Purifier ne signifie pas décaper

Cette distinction nous semble essentielle.

Pendant longtemps, les cheveux ayant tendance à regraisser rapidement ont parfois été associés à des shampoings très détergents.

La sensation recherchée était presque celle d’un cuir chevelu totalement débarrassé de toute matière.

Mais une sensation extrêmement « sèche » après le lavage n’est pas nécessairement synonyme d’un meilleur nettoyage.

Le soin contemporain recherche davantage l’équilibre.

  • Nettoyer correctement.
  • Rincer soigneusement.
  • Éliminer ce qui doit l’être.

Tout en conservant un geste respectueux du cuir chevelu.

L’ortie s’inscrit particulièrement bien dans cette philosophie lorsqu’elle est intégrée avec mesure dans une formulation adaptée.

L’ortie fait-elle pousser les cheveux ?

Comme beaucoup d’ingrédients végétaux associés à l’univers capillaire, l’ortie est parfois présentée comme une solution permettant d’accélérer la pousse.

Cette affirmation doit être considérée avec prudence.

La croissance du cheveu dépend du fonctionnement du follicule pileux et de nombreux facteurs biologiques.

Un shampoing contenant de l’ortie ne peut donc pas être considéré comme une solution universelle permettant de faire pousser les cheveux plus rapidement.

Cela ne retire rien à l’intérêt cosmétique de la plante.

Simplement, son intérêt ne doit pas être transformé en promesse excessive.

Une matière peut être pertinente sans devenir miraculeuse.

Et contre la chute des cheveux ?

La même prudence est nécessaire.

Une chute importante ou inhabituelle des cheveux peut avoir des causes très diverses.

  • Saisonnières.
  • Hormonales.
  • Nutritionnelles.
  • Médicamenteuses.
  • Ou médicales.

Un produit cosmétique ne remplace donc pas un diagnostic lorsque la chute devient importante ou persistante.

C’est aussi cela, parler sérieusement de cosmétique.

Savoir distinguer le soin de la fibre et du cuir chevelu d’une problématique qui nécessite éventuellement un avis professionnel.

Pourquoi utiliser alors l’ortie dans une formulation moderne ?

Parce que la cosmétique ne se résume pas à la recherche d’un ingrédient spectaculaire.

Certaines matières sont intéressantes précisément parce qu’elles participent à une intention globale.

Dans un shampoing, l’objectif principal reste le nettoyage du cuir chevelu.

Un extrait végétal peut ensuite accompagner cette architecture et apporter sa propre identité à la formule.

L’ortie possède en cela une cohérence particulière avec les soins orientés vers la sensation de fraîcheur, de propreté et d’équilibre du cuir chevelu.

SOUFFLE : notre interprétation de l’ortie

Chez SHAYKO, cette réflexion a donné naissance à SOUFFLE, notre shampoing solide à l’ortie.

Nous aurions pu simplement appeler le produit « Ortie ».

Nous avons choisi un autre nom.

SOUFFLE.

Parce qu’un soin ne se résume pas à la liste de ses ingrédients.

Il exprime également une sensation.

  • Une intention.
  • Un geste.
  • Le nom évoque quelque chose de léger.
  • De frais.
  • Un cuir chevelu qui retrouve une sensation de netteté.
  • Une chevelure qui conserve son mouvement.
  • L’ortie devient alors une matière au service d’un univers plus large.

De la plante sauvage au soin contemporain

C’est peut-être ce contraste qui rend l’ortie si intéressante.

Elle n’est ni rare ni inaccessible.

Elle ne possède pas l’image précieuse de certaines matières traditionnellement associées au luxe.

Et pourtant, elle traverse les générations.

Cela rejoint profondément notre vision des ingrédients.

La valeur d’une matière ne dépend pas de sa rareté.

Elle dépend de sa qualité.

De sa fonction.

De la manière dont elle est travaillée.

Et de la cohérence avec laquelle elle trouve sa place dans une formule.

Une plante qui pousse librement au bord d’un chemin peut ainsi devenir une matière cosmétique particulièrement intéressante.

À condition de la regarder autrement.

Le luxe peut aussi résider dans la connaissance

Chez SHAYKO, nous ne voulons pas sélectionner une matière uniquement parce qu’elle paraît précieuse.

Nous préférons comprendre ce qu’elle raconte.

Pourquoi elle a été utilisée.

Ce que la formulation contemporaine peut en retenir.

Et quelle place elle mérite réellement dans un soin.

L’ortie représente parfaitement cette philosophie.

  • Une plante simple en apparence.
  • Une longue histoire d’utilisation.
  • Et aujourd’hui une nouvelle expression à travers SOUFFLE.

Parce que la sophistication ne consiste pas toujours à rechercher ce qui est rare.

Elle consiste parfois à révéler la valeur de ce que nous pensions connaître.

« La valeur d’une matière ne vient pas de sa rareté, mais de la justesse avec laquelle nous savons la regarder et l’utiliser. »

SHAYKO Grasse
Quand le soin devient une signature.