Shikakai : pourquoi cette plante est-elle utilisée pour les cheveux ?

Shikakai : pourquoi cette plante est-elle utilisée pour les cheveux ?

Fabrice Turco

Certaines matières cosmétiques sont récentes.

D’autres possèdent une histoire bien plus ancienne que les produits dans lesquels nous les retrouvons aujourd’hui.

Le shikakai appartient à cette seconde catégorie.

Son nom est immédiatement associé à l’Inde et à ses traditions capillaires.

Mais derrière cette réputation se trouve une plante bien réelle : Acacia concinna.

Ses gousses sont traditionnellement séchées puis réduites en poudre avant d’être utilisées dans les rituels de soin des cheveux.

  • Une matière végétale.
  • Un geste ancestral.
  • Et une approche du nettoyage très différente de celle du shampoing moderne.

Pourquoi le shikakai peut-il nettoyer les cheveux ?

La particularité du shikakai tient notamment à sa teneur naturelle en saponines.

Les saponines sont des composés végétaux possédant des propriétés tensioactives.

En présence d’eau, elles peuvent participer à l’élimination des corps gras et des impuretés.

C’est l’une des raisons pour lesquelles certaines plantes riches en saponines ont historiquement été utilisées pour le nettoyage.

Bien avant l’apparition des shampoings tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Le shikakai nous rappelle ainsi quelque chose d’intéressant.

Le geste de nettoyer les cheveux existait bien avant le flacon de shampoing.

Une tradition capillaire ancienne

Dans les pratiques traditionnelles indiennes, le shikakai est utilisé depuis longtemps sous forme de poudre ou intégré à différentes préparations végétales.

La poudre est mélangée à de l’eau afin d’obtenir une préparation appliquée sur les cheveux et le cuir chevelu.

Cette utilisation traditionnelle ne signifie évidemment pas que toutes les formulations modernes contenant du shikakai fonctionnent de la même manière.

Une poudre végétale utilisée seule et un shampoing formulé sont deux produits très différents.

Mais comprendre l’origine de l’ingrédient permet de comprendre pourquoi il continue à intéresser la cosmétique contemporaine.

Traditionnel ne signifie pas automatiquement meilleur

C’est une distinction importante pour SHAYKO.

Nous aimons les matières qui possèdent une histoire.

Mais leur ancienneté ne constitue pas, à elle seule, une preuve de supériorité.

De la même manière, un ingrédient moderne n’est pas nécessairement meilleur simplement parce qu’il est issu d’une technologie récente.

Ce qui nous intéresse est la rencontre des deux.

Comprendre ce que la tradition a observé, puis regarder cette matière avec les connaissances contemporaines de la formulation.

Le shikakai illustre particulièrement bien cette philosophie.

Le shikakai remplace-t-il les agents nettoyants d’un shampoing ?

Pas nécessairement.

Tout dépend de la formulation.

Dans un produit cosmétique moderne, un extrait ou une poudre de shikakai peut être associé à d’autres ingrédients afin d’obtenir le niveau de nettoyage, la texture, la stabilité et la sensorialité recherchés.

C’est pourquoi il faut éviter de juger un shampoing uniquement à partir d’un ingrédient mis en avant sur son emballage.

Un produit est toujours un ensemble.

Le shikakai peut participer à son identité.

Mais c’est l’architecture complète de la formule qui détermine l’expérience finale.

Et la mousse ?

Parce que le shikakai est associé aux saponines, on pourrait imaginer qu’une préparation végétale doit produire une mousse comparable à celle d’un shampoing conventionnel.

Ce n’est pas nécessairement le cas.

Et surtout, la quantité de mousse n’est pas une mesure fiable de la qualité du nettoyage.

Cette idée est particulièrement intéressante avec les shampoings solides.

Nous avons longtemps appris à associer abondance de mousse et efficacité.

Pourtant, ce qui compte est la capacité de la formule à nettoyer correctement le cuir chevelu tout en restant adaptée à l’usage auquel elle est destinée.

Pourquoi les traditions capillaires nous intéressent-elles encore ?

Parce qu’elles constituent une mémoire du soin.

Pendant des générations, différentes cultures ont observé les plantes disponibles dans leur environnement.

  • Certaines étaient utilisées pour parfumer.
  • D’autres pour colorer.
  • D’autres encore pour nettoyer ou accompagner le soin de la peau et des cheveux.

La cosmétique moderne n’a pas effacé cette histoire.

Elle peut au contraire l’étudier, la comprendre et parfois lui donner une nouvelle expression.

Chez SHAYKO, cette rencontre nous semble particulièrement intéressante.

Nous ne cherchons pas à reproduire littéralement un rituel ancien.

Nous cherchons à comprendre ce qu’une matière peut apporter dans une formulation contemporaine.

SHIKAKAI : une matière ancienne dans un geste contemporain

C’est dans cet esprit que s’inscrit notre shampoing solide SHIKAKAI.

Son nom assume volontairement l’identité de cette matière végétale.

Non comme une promesse exotique.

Mais comme une référence à une véritable culture du soin capillaire.

Le geste, lui, appartient pleinement à notre époque.

Un shampoing solide.

Compact.

Précis dans son utilisation.

Pensé pour prendre place dans un rituel contemporain.

Cette rencontre entre une matière ancienne et une forme actuelle correspond à notre manière de concevoir la cosmétique.

Préserver la mémoire sans rester dans le passé

Il existe parfois une opposition artificielle entre tradition et innovation.

Comme s’il fallait choisir.

Nous pensons exactement l’inverse.

  • La tradition peut nous apprendre à regarder les matières.
  • La science peut nous apprendre à mieux les comprendre.
  • Et la formulation peut créer le dialogue entre les deux.
  • Le shikakai représente parfaitement cette rencontre.
  • Une plante utilisée depuis longtemps.
  • Une histoire capillaire qui traverse les générations.
  • Et aujourd’hui, une matière qui trouve une nouvelle place dans le soin.

Chez SHAYKO, nous aimons cette continuité.

Parce que créer un produit contemporain ne signifie pas nécessairement oublier ce qui existait avant lui.

Parfois, l’innovation commence simplement par regarder autrement un savoir ancien.

« Les savoirs anciens nous apprennent à regarder les matières ; la formulation contemporaine nous permet de leur donner une nouvelle expression. »

SHAYKO Grasse
Quand le soin devient une signature.