Peau sèche ou peau déshydratée : quelle différence ?

Peau sèche ou peau déshydratée : quelle différence ?

Fabrice Turco
  • La peau tiraille.
  • Elle semble moins confortable.
  • Son toucher paraît parfois plus rugueux.

Le premier réflexe consiste souvent à dire :

« J’ai la peau sèche. »

Pourtant, ce n’est pas toujours le cas.

  • Une peau peut manquer de lipides.
  • Elle peut manquer d’eau.
  • Et elle peut également connaître ces deux situations simultanément.

C’est là que se trouve la différence entre peau sèche et peau déshydratée.

  • Deux expressions proches.
  • Deux réalités différentes.

Et surtout, deux notions essentielles pour comprendre les besoins de la peau.

La peau sèche est un type de peau

Lorsque l’on parle de peau sèche, on décrit généralement une peau qui produit naturellement moins de sébum.

Le sébum n’est pas un ennemi.

Il participe au film hydrolipidique présent à la surface de la peau et contribue à limiter les pertes en eau tout en participant à sa protection.

Lorsque les lipides sont moins présents, la peau peut devenir plus vulnérable aux sensations d’inconfort.

  • Elle peut sembler plus fine.
  • Plus rugueuse.
  • Présenter des zones de desquamation.

Ou donner cette sensation caractéristique de tiraillement après le nettoyage.

La sécheresse correspond donc principalement à une insuffisance lipidique.

Et elle constitue généralement une caractéristique relativement durable du type de peau.

La déshydratation est différente

Une peau déshydratée manque avant tout d’eau.

Et contrairement à la peau sèche, la déshydratation peut être temporaire.

Elle peut apparaître sur presque tous les types de peau.

Même sur une peau grasse.

C’est un point fondamental.Une peau peut produire beaucoup de sébum tout en ayant des difficultés à maintenir suffisamment d’eau dans ses couches superficielles.

Elle peut alors présenter simultanément de la brillance et une sensation de tiraillement.

Ce qui peut sembler contradictoire ne l’est donc absolument pas.

Comment la peau conserve-t'elle son eau ?

Notre peau est continuellement exposée à l’environnement.

L’eau présente dans ses couches superficielles peut progressivement s’évaporer vers l’extérieur.

On parle de perte insensible en eau ou de perte d’eau transépidermique.

La barrière cutanée joue ici un rôle essentiel.

On peut l’imaginer comme une architecture organisée.

Les cellules de la couche cornée forment une partie de cette structure.

Entre elles se trouvent notamment des lipides.

Lorsque cette organisation fonctionne correctement, elle contribue à limiter les pertes excessives en eau.

Lorsque la barrière est fragilisée, l’eau peut s’échapper plus facilement.

La peau peut alors devenir déshydratée.

Qu’est-ce qui peut favoriser la déshydratation ?

De nombreux éléments du quotidien peuvent influencer cet équilibre.

  • Le froid.
  • Le vent.
  • Un environnement très sec.
  • Le chauffage.
  • La climatisation.
  • Une exposition solaire importante.
  • Des nettoyages trop agressifs.
  • Des exfoliations excessives.
  • Ou encore certaines routines comprenant trop de produits irritants.

La déshydratation n’est donc pas nécessairement liée à la quantité d’eau que l’on boit.

Boire suffisamment est évidemment essentiel au fonctionnement général de l’organisme.

Mais l’hydratation cosmétique de la couche superficielle de la peau dépend également de la capacité de cette dernière à retenir son eau.

Comment reconnaître une peau sèche ?

Une peau sèche présente souvent des caractéristiques assez constantes.

  • Elle produit relativement peu de sébum.
  • Elle peut manquer de confort après le nettoyage.
  • Son toucher peut sembler plus rugueux.
  • Les sensations de tiraillement peuvent être régulières.
  • Elle recherche généralement des textures apportant davantage de confort et d’émollience.
  • Mais il existe naturellement différents degrés de sécheresse.
  • Toutes les peaux sèches n’ont donc pas besoin de textures extrêmement riches.
  • L’observation reste essentielle.

Et une peau déshydratée ?

La déshydratation peut être plus difficile à identifier.

Parce qu’elle peut apparaître sur une peau sèche, normale, mixte ou grasse.

  • La peau peut sembler inconfortable.
  • Certaines ridules superficielles peuvent paraître plus visibles.
  • Le teint peut sembler moins frais.

Et paradoxalement, une peau déshydratée peut continuer à présenter des zones brillantes.

C’est précisément pourquoi appliquer systématiquement une crème très riche dès qu’une peau tiraille n’est pas toujours la réponse la plus adaptée.

Il faut comprendre ce qui manque réellement.

Hydrater et nourrir : deux gestes différents

Ces deux mots sont souvent utilisés comme synonymes dans le langage cosmétique.

Ils ne désignent pourtant pas exactement la même chose.

Hydrater consiste notamment à favoriser la présence et le maintien de l’eau dans les couches superficielles de la peau.

Nourrir, dans le vocabulaire cosmétique, fait davantage référence à l’apport de matières lipidiques et émollientes destinées à améliorer le confort et la souplesse de la peau.

  • Certaines formules associent naturellement les deux approches.
  • C’est même souvent nécessaire.
  • Car l’eau et les lipides travaillent ensemble dans l’équilibre cutané.

Une huile hydrate-t'elle la peau ?

Voilà une question particulièrement intéressante.

Une huile ne contient généralement pas d’eau.

Elle ne peut donc pas hydrater au sens strict comme le ferait une formule apportant une phase aqueuse et des agents humectants.

En revanche, une huile peut apporter des lipides et former un film à la surface de la peau.

Elle peut ainsi contribuer à limiter l’évaporation de l’eau et améliorer le confort cutané.

C’est une différence importante.

Et elle permet de comprendre pourquoi une huile et une crème peuvent parfaitement être complémentaires.

Pourquoi une crème contient-elle généralement de l’eau et des huiles ?

Parce que la peau elle-même fonctionne autour de cet équilibre.

Une crème est généralement une émulsion.

Elle permet d'associer une phase aqueuse et une phase lipidique dans une même texture.

Selon sa formulation, elle peut également contenir des humectants, des émollients et différents actifs.

La proportion et la nature de ces composants permettent ensuite de créer des textures très différentes.

  • Fluides.
  • Confortables.
  • Riches.

C’est pourquoi deux crèmes peuvent avoir des comportements très différents alors qu’elles appartiennent toutes les deux à la même catégorie de produit.

Chez SHAYKO, comprendre avant de choisir

Cette distinction entre eau et lipides est fondamentale dans notre manière d’envisager le soin du visage.

Une peau n’a pas toujours besoin de « plus ».

Elle a besoin de ce qui lui manque.

C’est également pourquoi notre univers visage comporte différentes textures et différentes expressions du soin.

  • Un sérum.
  • Un fluide.
  • Une crème.
  • Une huile.
  • Une texture plus riche.

Ces produits ne sont pas simplement différents par leur apparence.

Ils permettent d’accompagner des besoins et des moments différents.

La précision commence donc avant l’application.

Elle commence par l’observation.

Une peau peut changer

Le type de peau possède une certaine stabilité.

Mais son état évolue.

  • Avec les saisons.
  • L’âge.
  • L’environnement.
  • Les habitudes de soin.
  • Les traitements cosmétiques.

Une peau habituellement confortable peut traverser une période de déshydratation.

Une peau sèche peut avoir besoin de davantage de lipides en hiver qu’en été.

Une peau mixte peut ponctuellement devenir inconfortable.

C’est pourquoi une routine ne devrait jamais devenir complètement automatique.

Elle doit rester capable d’évoluer.

Observer plutôt qu’étiqueter

Finalement, comprendre la différence entre peau sèche et peau déshydratée permet surtout de sortir d’une logique trop simple.

  • Grasse.
  • Sèche.
  • Normale.
  • La peau est plus complexe.

Elle évolue continuellement entre eau, lipides, environnement et habitudes.

Chez SHAYKO, nous préférons donc une question beaucoup plus précise :

De quoi ma peau a-t-elle besoin aujourd’hui ?

  • Parfois d’eau.
  • Parfois de lipides.
  • Parfois des deux.
  • Et parfois simplement d’une routine plus douce.

Parce que la précision du soin ne consiste pas à multiplier les réponses.

Elle commence par poser la bonne question.

« Une peau ne demande pas toujours davantage de soin. Elle demande d’abord que l’on comprenne ce qui lui manque. »

SHAYKO Grasse
Quand le soin devient une signature.